beauté / été – Oser le blanc

Chanel Eastern Light nail polish

On voyait déjà au printemps ces filles aux ongles Tipp-Ex ! On était frileuses. Maintenant que l’été est là, osons le total blanc sur les naaails ! Mon préféré, le Eastern Light 613 de Chanel mais pour celles qui n’ont pas 30 euros à investir dans un pot de peinture blanche, Essie, OPI ou l’Oréal ont sorti leur vernis couleur neige !

Attention, les peaux très claires: LE BLANC EST A PRENDRE AVEC DES PINCETTES ! (ou avec des pinceaux) (vu qu’on parle de vernis) (vous m’avez comprise). Sur une peau bronzée, ça fait son effet avec un short en jean, ou une tenue toute noire.

Deuxième règle (oui, c’est très sérieux le vernis blanc): choisir un blanc MAT. Oubliez les reflets pailletés, les blancs scintillants, bref tout ce qui s’apparente au vernis que met votre grand mère dans les mariages. Ne vous inquiétez pas, un petit coup de top coat, et votre blanc mat sera lumineux !

Enfin, la manucure doit être irréprochable. On prend son temps, couche par couche, pour un effet élégant. Si le rouge est plus facile à poser, chaque défaut se verra sur un ongle blanc, la moindre saleté ou petit relief.

Bref, cet été, on s’amuse avec ses ongles !

La liste de mes envies livres

L’objectif de ce blog est de vous faire partager mes coups de coeur. Quoi de plus naturel que de parler de littérature ?

J’aimerais dans quelques années avoir une bibliothèque-mur dans mon appartement. Un peu comme ça :

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Pinterest

…ou comme ça : (bien que les livres sont un peu trop bien rangés à mon goût ! un peu de fantaisie nom de dieu! :) ) – Au fait, pas mal du tout cet appart’…

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designmag.fr 

Etant dingue de livres, de magazines, et globalement de tout objet qui contient des mots et des phrases (!) , voici ma petite liste de livres que je rêve d’avoir. N’hésitez pas à piquer mes idées pour d’éventuels cadeaux (ou pour caler une chaise bancale) !

VOYAGES

  • The New York Times. 36 Hours. 125 week ends en Europe, Barbara Ireland. Bonne nouvelle, le livre est traduit en français et c’est un petit bijou pour des idées week end. L’objectif de ce beau livre est de parcourir une ville en 36heures. Que les lieux incontournables en somme ! Une version Asie & Océanie ainsi que Caraibes & Amérique Latine sont également disponibles sur le site de Taschen.

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  • Escales autour du monde: Etiquettes d’hôtel de la collection Gaston-Louis Vuitton, Francisca Mattéoli. C’est au département Documentation de Louis Vuitton que j’ai découvert ce livre merveilleux. Grand voyageur, le petit-fils de Louis Vuitton amassa plus de 3000 étiquettes de voyages. La préface est très intéressante sur le rôle que jouaient ces étiquettes, véritables outils marketing pour les hôtels à l’époque.

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  • Les Living In… de Taschen. Pour rêver d’une vie ailleurs ! (Living in Provence, Living in Greece, Living in Mexico…). C’est simple, je les veux tous …

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ILLUSTRATION

  • Décidemment, les magazines new yorkais savent éditer de beaux livres : The Big New Yorker Book of Cats, Anthony Lane & the New Yorker. Le livre regroupe les illustrations miaou du New Yorker. Rien que pour la couverture, cela vaut le coup !

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MODE

  • Grace, a memoir. Pour ceux qui n’ont pas lu mon article Brassaï, Vogue et les années folles, voici le lien, pour comprendre à quel point Grace Coddington, ancienne mannequin, a joué un rôle important chez Vogue US.

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CINEMA

  • Wes Anderson collection, Matt Zoller Seitz & Wes Anderson

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Alors, sortez les marques-pages ! Bisous !

Mon lèche vitrines livres: Colette / Louis Vuitton livres et écriture / Taschen / Urban Outfitters – Livres

Les magnifiques images de Mud

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Le bon mot de Glo

Salut les p’tits clous !

En ce week-end de quatre jours (pour certains) avec un temps pas folichon sur l’Hexagone, les sorties ciné s’annoncent nombreuses. Quoi de mieux qu’un retour en fanfare du Bon mot de Glo (#BMDG, pour les plus connectés d’entre vous) pour vous éclairer ?!

Vous connaissez le principe : deux films s’affrontent, et à la fin, y en a un qui gagne ; comme la rubrique des beaux gosses de la semaine dans Voici, sauf que là, c’est des films. C’est OK pour tout le monde ?

Aujourd’hui, deux romances passent au banc d’essai.

#UneRencontre : Azuelos as usual

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- Un pitch : elle est écrivain, il est avocat. Coup de foudre à la soirée de clôture d’un salon du livre. Elle sort d’un divorce, bon point. Problème : il est marié depuis quinze ans. Elle, c’est Sophie Marceau, aka Elsa. Lui, c’est Pierre qui, autre souci, est interprété par François Cluzet (on redescend de 98 étages en termes de glam)… Une romance impossible contée par Lisa AzueLOL.

- Une critique : il faut le dire d’emblée : j’éprouve, pour chaque film de Lisa Azuelos, un plaisir coupable. Dieu sait que j’étais peu réceptif à l’humour de Comme t’y es belle !, de même que j’ai souhaité garder une distance critique devant LOL et Jérémy Kapone (ce qui n’est pas chose aisée)… Pourtant, rien n’y fait… Ses films m’embarquent dès la première seconde, et j’y vois en général un divertissement certes sans prétention, mais tout à fait efficace. Ce dernier long n’échappe pas à la règle : j’ai beau émettre de nombreuses réserves, je me laisse prendre malgré tout (toute analogie avec ma vie privée est parfaitement fortuite). À quoi ça joue ? Une petite musique sans doute (en l’occurrence ici, une bonne vieille playlist guimauve, bien balourde… mais sympa quand même, pourquoi le nier ? ^^), une certaine fluidité dans la réalisation (à base de filtres Instagram, certes, mais on aime bien, non ?), une Sophie Marceau comme on l’a toujours vue et connue (et qui finit par m’exaspérer, mais ça, c’est mon côté SM).

Alors, les critiques, parlons-en tout de même :

1/ François Cluzet, #PasSexyDemain

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Ce n’était pas l’homme de la situation. Qui peut croire un seul instant que Sophie Marceau tombe sous son charme, et ce dès le début du film ? C’est un véritable exercice de torture qu’inflige la réalisatrice à notre imaginaire… Un Jean Dujardin aurait parfaitement fait l’affaire.

2/ Le monde bourgeois-djeun’s-cool de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau en maman égérie

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On pensait que le point paroxystique avait été atteint dans LOL, avec une Marceau en maman friquée du 16 (on comprenait pas bien comment d’ailleurs, eu égard à l’absence d’informations quant à sa profession), mais cool bien évidemment, un peu branchouille et connectée pour maintenir le lien avec sa fille, et rapidement dépassée par les événements (pour la rendre comme tout le monde), ses atermoiements amoureux et la crise d’ado de Lola. Eh bien voilà qu’elle nous rejoue exactement la même partition ! Appartement cossu de l’ouest parisien, crise de la quarantaine (voire +10, mais je suis sympa), le cadet en pension, l’aînée en Erasmus, l’autre restée pour la faire chier…

Niveau technologies, si LOL ne jurait que par MSN, Une rencontre use et abuse d’iPhones 5, Skype et Facebook.

Mais la coolitude, c’est aussi un état d’esprit. D’ailleurs, à quoi se résume cette Rencontre ? Dans cette soirée littéraire, chic et guindée, les deux tourtereaux, amateurs de shit, cherchent désespérément du papier à rouler. Il y a certes la métaphore (le joint les relie), mais l’essentiel de la démonstration est ailleurs : ces deux-là détonnent au milieu de tous ces bourges coincés de la raie. Bref, un brin de rébellion en dénominateur commun. Risible, bien entendu.

3/ L’adultère, c’est mal. Tel est le message qui clignote tout au long du film, avant d’être inscrit en police 160 sur les dernières images. C’est qu’on est peu habitué, nous, public français, à se voir imposer, de la part d’un film français, une morale puritaine en pleine figure. Laquelle, sous couvert de bourgeoisie cool et laxiste du 16, s’avère d’autant plus insidieuse…

Cluzet glorifié en homme fidèle, qui laisse pantomime Marceau dans sa chambre d’hôtel : on n’a pas cru au début, on croit encore moins à la fin.

- Une note : 6/10

#PasSonGenreun philosophe dans un trou Arras

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- Prof de philo passé au peigne fin : Clément, jeune prof de philo parisien, se voit muter dans le ch’Nord pour un an. La dépression le guette… Avant qu’il ne fasse la rencontre de Jennifer, jeune et jolie coiffeuse. Évidemment, tout les oppose : elle aime Anna Gavalda, Public et les soirées karaoké en banlieue d’Arras, lui ne jure que par Pascal, Pro(ust). Elle est pétillante, spontanée et pleine de vie, il reste davantage sur son Kant-à-soi. Évidemment, chacun découvrira l’univers de l’autre : elle l’emmènera voir un film avec une Jennifer plus célèbre qu’elle mais moins connue de lui, qui à son tour lui fera la lecture d’À la recherche du temps perdu. Un mélodrame sur fond d’antagonismes socioculturels.

- Une barbie sublimée par Dequenne

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Touchante, l’émotion à fleur de peau, mais aussi ingénue, drôle, rayonnante, voire éblouissante… L’actrice est tout simplement exceptionnelle dans ce film, qui lui doit en grande partie sa réussite. On espère la voir nommée aux prochains César, même si l’on sait que les cérémonies pompeuses, c’est pas son truc.

- Nature vs Culture : à l’instar d’Une rencontre, il s’agit, là aussi, d’une romance a priori impossible. L’amour est-il vraiment plus fort que les barrières sociales et culturelles ? Le sexe et les sentiments peuvent-ils triompher sur l’autel des préjugés sociologiques ?

Le film ausculte ainsi la relation entre Jennifer et Clément : elle l’aime et le lui crie, lui est plus distant. Le doute surgit ainsi chez elle, puis les tensions au sein du couple.

Les dialogues surprennent ("Tu crois que t’es la seule femme bandante à Arras ?"), le dénouement aussi, et ce en dépit de rebondissements pour le moins prévisibles. Seule fausse note : la réalisation, assez sage et académique, pourrait faire passer ce bon film pour un téléfilm premium.

- Note : 7/10

#PSG sort vainqueur du clash test.

Bisous mes coeurs d’artichauts !

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé…

Le cabinet de curiosités de Dries Van Noten

Il y’a quelques semaines, je suis allée voir l’exposition Dries Van Noten: Inspirations aux Arts Décoratifs. Un créateur de mode qui réunit tout ce qui compose son inspiration, à la fois de la musique, de la peinture ou des objets: c’est simple, j’étais bien obligée d’en parler sur ce blog.

Je ne veux pas vous parler de Dries Van Noten dans ce post (petit rappel: grand créateur de mode belge), mais plutôt de ses inspirations.

Je suis généralement assez insensible aux expositions de mode montrant des tenues de défilés sur des stockman glauques en plexi derrière des vitres. J’ai été ravie de voir que Inspirations mêlait les silhouettes des collections Dries Van Noten aux objets qui ont nourri sa création, ce qui rend l’ensemble plus vivant que d’habitude.

Voici mes coups de coeur, mes coups d’amour, mes coups d’je t’aime de l’exposition :

Mon regard a tout de suite été attiré par ce dessin coloré. J’ai été surprise de voir qu’il a été réalisé par Cecil Beaton. Je le connaissais en tant que photographe de mode, mais en faisant quelques recherches sur Google, j’ai trouvé de magnifiques dessins. L’oeuvre est tellement chic !

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Wallis Simpson serving cocktails, 1936, Cecil Beaton

On continue avec Elizabeth Peyton et ses portraits magnifiques.

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Silver Bosie, 1998, Elizabeth Peyton

 

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Democrates are more beautiful, 2001, Elizabeth Peyton

Voici une oeuvre de Christopher Wool, Untitled 1993

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Enfin, comment ne pas parler des panneaux sublimes qui ornent les murs, plafond et sol du premier étage ? Une oeuvre monumentale, réalisée par un artiste japonais, (j’ai oublié de noter le nom dans mon petit carnet!), qui renvoie probablement au goût prononcé de Dries Van Noten pour la faune et la flore. Elle donne l’impression d’évoluer dans une jungle mystérieuse. Voyez un peu :

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J’ai été ravie de découvrir des nouveaux artistes grâce à ce cher Dries ! L’exposition Inspirations Dries Van Noten se termine le 31 aout 2014, cliquez ici pour avoir un aperçu de l’exposition.

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La presse p(a)resseuse

En kiosque cette semaine, vous trouverez la nouvelle formule de ELLE.

Après les pages de publicités désormais incontournables, Chloé, Prada Chanel..vient l’édito. (Contrairement à l’avis de beaucoup de lectrices, j’apprécie ce flux de publicités de grandes marques dans les premières pages des magazines. Ces publicités sont souvent très belles, artistiques, pensées et élaborées par de grands photographes. Je le précise car souvent, c’est le tout premier reproche qu’on adresse aux magazines)

Valérie Toranian, directrice de la rédaction, nous dit: "ELLE se réinvente: des nouvelles pages, un nouveau souffle (…)". Ouhh, je sens que Valoche va nous balancer des mots clefs: ça n’a pas manqué ! "l’air du temps" (+1), "expérience digitale" (+15, ça fait bien "expérience digitale").

Je sors mon Kleenex à la menthe car: "ELLE n’est pas un journal. C’est une histoire entre vous et nous (…)", "ELLE n’est pas un magazine, c’est un bel objet." Je crois que Val’ a trop fumé du poney. On finit par un lyrique "ELLE change parce que les femmes changent." qui fait drôlement penser à la publicité L’Oréal pour Elnett’. Bref j’en pleure toutes les larmes (que j’essuie tout de suite avec mon pull The Kooples en me remettant de l’anti cernes MAC. Non mais oh, un peu de tenue!), j’ouvre la fenêtre, je respire un bon coup et je crie "ENCORE PLUS ELLE!"

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Tout de même, ouvrons ce "bel objet" à 1,50€. Un jeu de police, "hop je souligne un titre, hop je mets en police le troisième mot, ça fait vivant" et des pages qui font vaguement rappeler à des powerpoint bien léchés de consultants. Et puis, un contenu très original à base de Femen, de récap’ fashion week, de sexisme aux Césars avec trois pauvres graphiques. Ah! Un article sur les manteaux imprimés et la claquette! Oh! Une interview d’Inès de la Fressange! Ca se sent qu’ils ont beaucoup réfléchi et qu’ils ont voulu révolutionner le magazine. 

Allez je suis dure, j’aime beaucoup feuilleter le ELLE, et puis il y’a une chronique de Nicolas Bedos et une écriture sympa de bonne copine. Je tenais seulement à dire que la nouvelle formule manque d’originalité, d’identité, de risque.

Cela étant dit, j’achète beaucoup moins de magazines féminins. Pour une seule et bonne raison: j’ai de plus en plus l’impression d’y lire du vide. De tourner les pages, comme un zombie, à la recherche d’un article original ou d’une photo inspirante.

Deux articles que j’ai lus récemment font écho à ma désolation. Je vous invite à les parcourir. Le premier est un vieux article de Stratégies.fr.

1. Patrons de presse: sont-ils vraiment nuls ?

L’article met en lumière l’ouvrage de Jean Stern Les patrons de presse nationale: tous mauvais : Jean Stern nous parle de journalistes managers, de financiarisation de la presse, les titres étant rachetés un à un par de grands groupes industriels. La priorité au contenu n’est plus qu’un mythe, le média serait un outil de pouvoir au service de ces gros patrons. Enfin, il montre du doigt une relation diabolique: le secteur du luxe est à la fois propriétaire de journaux ET annonceur.

"Ils se concentrent tous sur des suppléments magazines conçus comme des supports de publicité pour les marques de luxe (…) je mets au défi de distinguer une page d’Obsession, de Next ou du Monde magazine."

Voilà une explication de cette homogénéisation et de cette perte d’identité.

Un deuxième article intéressant est celui des Inrocks.fr qui fait écho à l’entretien d’avant.

2. Les magazines sont devenus des magasins

Focus sur la presse féminine.

Isabelle Chazot évoque les lectrices zapping "qui passent indifféremment d’un titre à l’autre" car les journaux sont INTERCHANGEABLES. Les annonceurs ont la priorité et on assiste au règne du marketing qui dicte le contenu aux journalistes. Souvent, les articles sont des "copier coller" de communiqués de presse élaborés par les différentes marques.

Alors on va sur les blogs? D’autres problématiques touchent également cette activité: la professionnalisation des blogueurs, la perte d’authenticité qui va de pair avec l’augmentation des vues, les blogueurs qui déguisent une publicité en coup de coeur … Ce sera pour un autre article !

Pour finir sur une note joyeuse, je vous invite à voir le documentaire Diana Vreeland: The Eye has to travel. Le film raconte le parcours de la légendaire Diana Vreeland qui marqua le Harper’s Bazaar et le Vogue US entre les années 40 et 70.

PS: Vous l’avez compris, le but de ce post n’est pas d’énumérer toutes les causes qui expliquent le bouleversement de la presse aujourd’hui. L’objectif est d’évoquer ces deux articles web, et de partager de façon brève mon avis sur cette question qui, j’en suis consciente, est très complexe. 

Le bon mot de Glo

Salut mes p’tites bombes,

A quelques heures de la 39ème cérémonie des César, je vous propose en EXCLUSIVITÉ MONDIALE mes ultimes pronostics…

Si certains favoris semblent se dégager (Les filles et Adèle, à table ! #gouinophobe), d’autres catégories restent très ouvertes et laissent place à un suspense insoutenable.

Qui succèdera à Amour et Michael Haneke ? La profession distinguera-t-elle pour la deuxième année consécutive une Palme d’or ? Qui connaîtra pareil destin que Camille redouble de Noémie Lvovsky, 13 nominations pour 0 trophée ? (disons-le tout bas : La Vénus à la fourrure, Jimmy P. et Le Passé ont toutes leurs chances…)

Il s’agira par ailleurs de la toute première de Cécile de France en maîtresse de cérémonie. Pour les inconditionnels d’Antoine, rassurez-vous : vous aurez le plaisir de le retrouver en Mai prochain sur la Croisette, pour Le Grand Journal de Caunes #CYMBALES

Voici donc mes prédictions pour ce soir, avant de perdre tout crédit passé minuit…

Meilleure Actrice dans un Second Rôle

- Marisa Borini dans UN CHÂTEAU EN ITALIE

- Françoise Fabian dans LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE !

- Julie Gayet dans QUAI D’ORSAY

- Adèle Haenel dans SUZANNE

- Géraldine Pailhas dans JEUNE & JOLIE

>> Françoise Fabian ("ça chante ma petite pupute !") et Julie Gayet (Quai d’Orsay, et plus récemment Rue du Cirque) semblent hors course, du fait de la faible consistance de leurs rôles respectifs.

Adèle Haenel et Géraldine Pailhas figurent parmi les favorites. Quant à Marisa Borini, seule nomination d’Un château en Italie, elle peut jouer les trouble-fête…

Mon choix se porte néanmoins sur Mlle Haenel : sa remarquable prestation dans Suzanne pourrait bien lui valoir la précieuse statuette, qui changerait à coup sûr la vie d’Adèle.

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Meilleur Acteur dans un Second Rôle

- Niels Arestrup dans QUAI D’ORSAY

- Patrick Chesnais dans LES BEAUX JOURS

- Patrick D’Assumçao dans L’INCONNU DU LAC

- François Damiens dans SUZANNE

- Olivier Gourmet dans GRAND CENTRAL

>> Niels Arestrup en grandissime favori ; Patrick (qui, en cocu magnifique dans Les beaux jours, a refusé, mourir d’amour en Chesnais… #jemautosaoule)  et François Damiens (outré, papa outré dans Suzanne) en sérieux challengers ; et Patrick d’Assumçao, l’inconnu du scrutin.

Olivier Gourmet peut décemment rester chez lui, confortablement installé sur son canap’.

Prono : CésArestrup.

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Meilleur Espoir Féminin

Lou de Laâge dans JAPPELOUP

Pauline Etienne dans LA RELIGIEUSE

Adèle Exarchopoulos dans LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 & 2

Golshifteh Farahani dans SYNGUÉ SABOUR – PIERRE DE PATIENCE

Marine Vacth dans JEUNE & JOLIE

>> Sauf cataclysme, ou acte manqué façon Vanessa Paradis en 1990, Adèle Exarchopoulos remportera le César du Meilleur Espoir Féminin. Espérons que la présence conjointe sur scène de deux comédiennes ayant récemment joué des rôles de lesbienne (outre Adèle, la maîtresse de cérémonie Cécile de France, au casting de Casse-tête) ne donne pas de mauvaises idées au CM de Canal+ Cinéma… #miaou #théâtre #du #chattelait

Exarchopoulos

Meilleur Espoir Masculin

- Paul Bartel dans LES PETITS PRINCES

- Pierre Deladonchamps dans L’INCONNU DU LAC

- Paul Hamy dans SUZANNE

- Vincent Macaigne dans LA FILLE DU 14 JUILLET

- Nemo Schiffman dans ELLE S’EN VA

>> Plouf plouf, ce-se-ra-toi-qui-au-ra-le-Cé-sar-au-bout-de-trois-un-deux-trois : Pierre Deladonchamps dans L’inconnu du lac. Même si j’ai un gros faible pour Paul Bartel dans Les petits princes… Quant à Macaigne – petite star bobo du milieu, et qui m’insupporte -, son patronyme de loser a de quoi me rassurer (cf. John).

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Meilleur Film de Court Métrage

- AVANT QUE DE TOUT PERDRE réalisé par Xavier Legrand produit par Alexandre Gavras

- BAMBI réalisé par Sébastien Lifshitz produit par Carole Mirabello

- LA FUGUE réalisé par Jean-Bernard Marlin produit par Valentine de Blignières

- LES LÉZARDS réalisé par Vincent Mariette produit par Amaury Ovise

- MARSEILLE LA NUIT réalisé par Marie Monge produit par Sébastien Haguenauer

>> Bambi, parce qu’on ne pleure pas qu’à la fin… Et parce qu’il/elle décrochera le César, ce soir.

bambi

Meilleur Premier Film 

- LA BATAILLE DE SOLFÉRINO réalisé par Justine Triet produit par Emmanuel Chaumet

- LA CAGE DORÉE réalisé par Ruben Alves produit par Hugo Gélin, Laetitia Galitzine, Danièle Delorme

- EN SOLITAIRE réalisé par Christophe Offenstein produit par Sidonie Dumas, Jean Cottin, Laurent Taïeb

- LA FILLE DU 14 JUILLET réalisé par Antonin Peretjatko produit par Emmanuel Chaumet

- LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE ! réalisé par Guillaume Gallienne produit par Edouard Weil, Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont

>> Les garçons et Guillaume, sur scène !!

Gallienne

Meilleur Film étranger

- ALABAMA MONROE réalisé par Félix Van Groeningen distribution France BODEGA FILMS

- BLANCANIEVES réalisé par Pablo Berger coproduction France NOODLES PRODUCTION (Jérôme Vidal)

- BLUE JASMINE réalisé par Woody Allen distribution France MARS DISTRIBUTION

- DEAD MAN TALKING réalisé par Patrick Ridremont coproduction France SUPERPROD (Clément Calvet, Jérémie Fajner)

- DJANGO UNCHAINED réalisé par Quentin Tarantino distribution France SONY PICTURES RELEASING FRANCE

- LA GRANDE BELLEZZA réalisé par Paolo Sorrentino coproduction France BABE FILMS (Fabio Conversi)

- GRAVITY réalisé par Alfonso Cuarón distribution France WARNER BROS

>> Ça se jouera vraisemblablement entre les deux blockbusters US que sont Django et Gravity. Les 5 autres films ne font pas le poids (surtout Dead man talking qui, à l’instar de Blancanieves, ne doit sa nomination que parce qu’il est francophone). Je mise plutôt sur Alfonso Cuarón, qui a secoué la planète Hollywood, et dont le César pourrait presque éclipser la présence de Quentin Tarantino ce soir…

Gravity

Meilleure Actrice

- Fanny Ardant dans LES BEAUX JOURS

- Bérénice Bejo dans LE PASSÉ

- Catherine Deneuve dans ELLE S’EN VA

- Sara Forestier dans SUZANNE

- Sandrine Kiberlain dans 9 MOIS FERME

- Emmanuelle Seigner dans LA VÉNUS À LA FOURRURE

- Léa Seydoux dans LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 & 2

>> Attention, suspense !! Il s’agit probablement là de la catégorie la plus indécise…

Outre l’imposture Seigner, toutes peuvent prétendre au précieux sésame de la meilleure actrice. Sandrine Kiberlain, Sara Forestier et Léa Seydoux devraient arriver en tête des suffrages, mais dans quel ordre ? Léa Seydoux paiera-t-elle le prix de la polémique l’opposant à Kéchiche ? Sara Forestier remportera-t-elle son 3ème César en autant de nominations ? La 7ème nomination de Sandrine Kiberlain sera-t-elle synonyme de 2ème César, le tout premier au titre de meilleure actrice ?

Prono : pas de CésArdant, car CéSara !… Je mise gros sur sa culotte porte-bonheur.

Forestier

Meilleur Acteur

- Mathieu Amalric dans LA VÉNUS À LA FOURRURE

- Michel Bouquet dans RENOIR

- Albert Dupontel dans 9 MOIS FERME

- Grégory Gadebois dans MON ÂME PAR TOI GUÉRIE

- Guillaume Gallienne dans LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE !

- Fabrice Luchini dans ALCESTE À BICYCLETTE

- Mads Mikkelsen dans MICHAEL KOHLHAAS

>> Parce que Cravenne rime avec Gallienne ! (oui, avec Mikkelsen aussi, vous me direz…)

Gallienne

Meilleur Réalisateur

- Albert Dupontel pour 9 MOIS FERME

- Guillaume Gallienne pour LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE !

- Alain Guiraudie pour L’INCONNU DU LAC

- Arnaud Desplechin pour JIMMY P. (PSYCHOTHÉRAPIE D’UN INDIEN DES PLAINES)

- Asghar Farhadi pour LE PASSÉ

- Roman Polanski pour LA VÉNUS À LA FOURRURE

- Abdellatif Kechiche pour LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 & 2

>> Déjà doublement Césarisé (jamais deux sans trois, donc), Palmé en Mai dernier, vainqueur du Prix Louis-Delluc et des deux principaux trophées aux prix Lumières cette année… Il fait figure d’immense favori. Seules les controverses qu’il a suscitées (conditions de tournage du film, accusations portées contre diverses personnalités du cinéma, dont Léa Seydoux) peuvent influer sur les votes de la profession, en désaccord avec l’avis d’Abdel.

Kechiche

Meilleur Film

- 9 MOIS FERME produit par Catherine Bozorgan réalisé par Albert Dupontel

- LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE ! produit par Edouard Weil, Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont réalisé par Guillaume Gallienne

- L’INCONNU DU LAC produit par Sylvie Pialat réalisé par Alain Guiraudie

- JIMMY P. (PSYCHOTHÉRAPIE D’UN INDIEN DES PLAINES) produit par Pascal Caucheteux, Grégoire Sorlat réalisé par Arnaud Desplechin

- LE PASSÉ produit par Alexandre Mallet-Guy réalisé par Asghar Farhadi

- LA VÉNUS À LA FOURRURE produit par Robert Benmussa, Alain Sarde réalisé par Roman Polanski

- LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 & 2 produit par Abdellatif Kechiche, Vincent Maraval, Brahim Chioua réalisé par Abdellatif Kechiche

La vie d'Adèle

C’était l’ultime récompense, c’était la first time d’ de France, et le rideau sur la scène est tombé…

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