Le bon mot de Glo

Chers toutes et tous,

Prêts pour un nouveau tour d’horizon de l’actu ciné ? Cette semaine, 2 films en compétition pour un seul trophée ; alors César, ouvre-toi !

#Prisonersoù sont les filles ?!

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– Jake vs Jackman, duel au sommet : dans une banlieue pavillonnaire de Pennsylvanie, deux fillettes disparaissent le jour de Thanksgiving… Truc de dinde ! Le détective Loki (IMMENSE Jake Gyllenhaal) est sur le coup. Mais Keller, père de l’une des deux filles (Hugh Jackman, bouleversant d’intensité), n’écoutant que son intime conviction, tentera de se faire justice lui-même…

LE thriller de l’année : autant vous le dire tout de go, j’ai pris une sacrée claque ! Servi par un scénario béton et des acteurs hors pair (mention spéciale au flippant Paul Dano, remarqué dans Little Miss Sunshine et There will be blood), le « long » – 2h33 – nous tient en haleine tout du long. La mise en scène, sobre et sans esbroufe, y est également pour beaucoup. Plus qu’un simple polar, le film nous interroge sur la confiance que l’on porte à nos institutions : peut-on ainsi cautionner les actes de Keller ?? Là est toute la question…

– Prison (a)dorée : 4 étoiles !

#LaVieDomestiquevingt quatre heures de la vie d’une femme au foyer

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– La ménagère apprivoisée : autre banlieue pavillonnaire, autre prison ! Celle d’un Desperate Housewives à la française, dans laquelle Juliette (Emmanuelle Devos) vient tout juste de s’installer, avec son proviseur de mari. Ex prof à l’affut d’un poste dans l’édition, la protagoniste voit sa journée rythmée par ses tâches de femme au foyer : accompagner ses deux enfants à l’école, les chercher à l’heure du goûter, faire les courses, préparer le dîner (barbant) du soir… Un film engagé sur la condition de ces femmes déconsidérées par leur mari et victimes d’un vide existentiel béant.

– L’avis ‘maison’ : si le film interpelle par son constat accablant, il n’évite malheureusement pas les clichés -> les voisines de Juliette, superficielles à souhait, subissent leur train-train consumériste ; les pères de famille y vont tous de leur couplet misogyne ; les bobos sont très bobos et les réac’ très réac’… Bref, on n’échappe pas à la caricature sociologique, il faut bien le dire coutumière dans le cinéma français ! Par ailleurs, la routine représentée à l’écran est palpable du fin fond de notre fauteuil…

– Note : middle-class, tout juste la moyenne.

Un conseil, donc : précipitez-vous derrière les barreaux, vous ne le regretterez pas !

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé…

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