Le bon mot de Glo

Salut les p’tits clous !

En ce week-end de quatre jours (pour certains) avec un temps pas folichon sur l’Hexagone, les sorties ciné s’annoncent nombreuses. Quoi de mieux qu’un retour en fanfare du Bon mot de Glo (#BMDG, pour les plus connectés d’entre vous) pour vous éclairer ?!

Vous connaissez le principe : deux films s’affrontent, et à la fin, y en a un qui gagne ; comme la rubrique des beaux gosses de la semaine dans Voici, sauf que là, c’est des films. C’est OK pour tout le monde ?

Aujourd’hui, deux romances passent au banc d’essai.

#UneRencontre : Azuelos as usual

une rencontre

Un pitch : elle est écrivain, il est avocat. Coup de foudre à la soirée de clôture d’un salon du livre. Elle sort d’un divorce, bon point. Problème : il est marié depuis quinze ans. Elle, c’est Sophie Marceau, aka Elsa. Lui, c’est Pierre qui, autre souci, est interprété par François Cluzet (on redescend de 98 étages en termes de glam)… Une romance impossible contée par Lisa AzueLOL.

Une critique : il faut le dire d’emblée : j’éprouve, pour chaque film de Lisa Azuelos, un plaisir coupable. Dieu sait que j’étais peu réceptif à l’humour de Comme t’y es belle !, de même que j’ai souhaité garder une distance critique devant LOL et Jérémy Kapone (ce qui n’est pas chose aisée)… Pourtant, rien n’y fait… Ses films m’embarquent dès la première seconde, et j’y vois en général un divertissement certes sans prétention, mais tout à fait efficace. Ce dernier long n’échappe pas à la règle : j’ai beau émettre de nombreuses réserves, je me laisse prendre malgré tout (toute analogie avec ma vie privée est parfaitement fortuite). À quoi ça joue ? Une petite musique sans doute (en l’occurrence ici, une bonne vieille playlist guimauve, bien balourde… mais sympa quand même, pourquoi le nier ? ^^), une certaine fluidité dans la réalisation (à base de filtres Instagram, certes, mais on aime bien, non ?), une Sophie Marceau comme on l’a toujours vue et connue (et qui finit par m’exaspérer, mais ça, c’est mon côté SM).

Alors, les critiques, parlons-en tout de même :

1/ François Cluzet, #PasSexyDemain

cluzet

Ce n’était pas l’homme de la situation. Qui peut croire un seul instant que Sophie Marceau tombe sous son charme, et ce dès le début du film ? C’est un véritable exercice de torture qu’inflige la réalisatrice à notre imaginaire… Un Jean Dujardin aurait parfaitement fait l’affaire.

2/ Le monde bourgeois-djeun’s-cool de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau en maman égérie

sophie marceau

On pensait que le point paroxystique avait été atteint dans LOL, avec une Marceau en maman friquée du 16 (on comprenait pas bien comment d’ailleurs, eu égard à l’absence d’informations quant à sa profession), mais cool bien évidemment, un peu branchouille et connectée pour maintenir le lien avec sa fille, et rapidement dépassée par les événements (pour la rendre comme tout le monde), ses atermoiements amoureux et la crise d’ado de Lola. Eh bien voilà qu’elle nous rejoue exactement la même partition ! Appartement cossu de l’ouest parisien, crise de la quarantaine (voire +10, mais je suis sympa), le cadet en pension, l’aînée en Erasmus, l’autre restée pour la faire chier…

Niveau technologies, si LOL ne jurait que par MSN, Une rencontre use et abuse d’iPhones 5, Skype et Facebook.

Mais la coolitude, c’est aussi un état d’esprit. D’ailleurs, à quoi se résume cette Rencontre ? Dans cette soirée littéraire, chic et guindée, les deux tourtereaux, amateurs de shit, cherchent désespérément du papier à rouler. Il y a certes la métaphore (le joint les relie), mais l’essentiel de la démonstration est ailleurs : ces deux-là détonnent au milieu de tous ces bourges coincés de la raie. Bref, un brin de rébellion en dénominateur commun. Risible, bien entendu.

3/ L’adultère, c’est mal. Tel est le message qui clignote tout au long du film, avant d’être inscrit en police 160 sur les dernières images. C’est qu’on est peu habitué, nous, public français, à se voir imposer, de la part d’un film français, une morale puritaine en pleine figure. Laquelle, sous couvert de bourgeoisie cool et laxiste du 16, s’avère d’autant plus insidieuse…

Cluzet glorifié en homme fidèle, qui laisse pantomime Marceau dans sa chambre d’hôtel : on n’a pas cru au début, on croit encore moins à la fin.

Une note : 6/10

#PasSonGenreun philosophe dans un trou Arras

psg

Prof de philo passé au peigne fin : Clément, jeune prof de philo parisien, se voit muter dans le ch’Nord pour un an. La dépression le guette… Avant qu’il ne fasse la rencontre de Jennifer, jeune et jolie coiffeuse. Évidemment, tout les oppose : elle aime Anna Gavalda, Public et les soirées karaoké en banlieue d’Arras, lui ne jure que par Pascal, Pro(ust). Elle est pétillante, spontanée et pleine de vie, il reste davantage sur son Kant-à-soi. Évidemment, chacun découvrira l’univers de l’autre : elle l’emmènera voir un film avec une Jennifer plus célèbre qu’elle mais moins connue de lui, qui à son tour lui fera la lecture d’À la recherche du temps perdu. Un mélodrame sur fond d’antagonismes socioculturels.

Une barbie sublimée par Dequenne

dequenne

Touchante, l’émotion à fleur de peau, mais aussi ingénue, drôle, rayonnante, voire éblouissante… L’actrice est tout simplement exceptionnelle dans ce film, qui lui doit en grande partie sa réussite. On espère la voir nommée aux prochains César, même si l’on sait que les cérémonies pompeuses, c’est pas son truc.

Nature vs Culture : à l’instar d’Une rencontre, il s’agit, là aussi, d’une romance a priori impossible. L’amour est-il vraiment plus fort que les barrières sociales et culturelles ? Le sexe et les sentiments peuvent-ils triompher sur l’autel des préjugés sociologiques ?

Le film ausculte ainsi la relation entre Jennifer et Clément : elle l’aime et le lui crie, lui est plus distant. Le doute surgit ainsi chez elle, puis les tensions au sein du couple.

Les dialogues surprennent (« Tu crois que t’es la seule femme bandante à Arras ? »), le dénouement aussi, et ce en dépit de rebondissements pour le moins prévisibles. Seule fausse note : la réalisation, assez sage et académique, pourrait faire passer ce bon film pour un téléfilm premium.

Note : 7/10

#PSG sort vainqueur du clash test.

Bisous mes coeurs d’artichauts !

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé…

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Une réflexion sur “Le bon mot de Glo

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