Le Bon mot de Glo

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Chers tous,

Le Bon mot de Glo signe son grand retour après plus de 5 mois de disette (une éternité, je vous l’accorde).

Au menu : la 40ème cérémonie des César, avec le duo Baer/Boon à sa tête (respectivement à la présentation et à la présidence), qui se tiendra le 20 Février prochain.

Après l’annonce des nominations jeudi, place au traditionnel concours de pronostics !

Si les « Saint-Laurent » accumulent – sans surprise – les nominations, les votes de l’Académie font preuve d’un certain éclectisme : La Famille Bélier (plus de 5,1 millions de spectateurs à ce jour) côtoiera ainsi le formidable Eastern Boys (47 000 entrées (!)) au titre du meilleur film, tandis qu’Hippocrate et Les Combattants, présents dans les principales catégories, pourraient eux aussi tirer leur épingle du jeu. Bref, tout cela s’annonce très ouvert…

#ThisIsTheVoooote

Note à l’attention des – centaines de milliers de – lecteurs : il s’agit bel et bien de bien de pronostics, et non de choix personnels…

Meilleure Actrice

Juliette Binoche dans Sils Maria

Marion Cotillard dans Deux Jours, Une Nuit

Catherine Deneuve dans Dans La Cour

Emilie Dequenne dans Pas Son Genre

Adèle Haenel dans Les Combattants

Sandrine Kiberlain dans Elle L’adore

Karin Viard dans La Famille Bélier

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Si elle fait figure d’outsider (aux côtés d’Emilie Dequenne), Adèle Haenel devrait néanmoins remporter la précieuse statuette, un an après son premier César (du meilleur second rôle féminin, dans Suzanne).

En espérant qu’elle revête sa plus belle tenue de combat !

Meilleur Acteur

Niels Arestrup dans Diplomatie

Guillaume Canet dans La Prochaine Fois Je Viserai Le Coeur

François Damiens dans La Famille Bélier

Romain Duris dans Une Nouvelle Amie

Vincent Lacoste dans Hippocrate

Pierre Niney dans Yves Saint Laurent

Gaspard Ulliel dans Saint Laurent

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Mon choix se porterait volontiers sur Romain Duris, merveilleuse dans Une Nouvelle Amie. Mais, à moins que les deux SL ne se cannibalisent, Gaspard Ulliel devrait prendre le dessus sur Pierre Niney (l’inverse serait nettement moins excitant, ndlr). #1CésarPourGaspard

Meilleur Premier Film

Les Combattants réalisé par Thomas Cailley

Elle l’adore réalisé par Jeanne Herry

Fidelio, l’odyssée d’Alice réalisé par Lucie Borleteau

Party Girl réalisé par Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis

Qu’Allah Bénisse La France réalisé par Abd Al Malik

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Les Combattants n’ont pas vraiment de rival à leur taille dans cette catégorie… 1er César assuré pour Thomas Cailley (du cinéma).

Meilleur Acteur dans un second rôle

Eric Elmosnino dans La Famille Bélier

Guillaume Gallienne dans Yves Saint Laurent

Louis Garrel dans Saint Laurent

Reda Kateb dans Hippocrate

Jérémie Renier dans Saint Laurent

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Eric Elmosnino porte à lui seul La Famille Bélier (et ce sans en être membre, sacré exploit), Guillaume Gallienne campe un Bergé magistral dans YSL… Mais Reda Kateb s’emparera du précieux trophée, j’en fais le serment.

Meilleure Actrice dans Un Second Rôle

Marianne Denicourt dans Hippocrate

Claude Gensac dans Lulu Femme Nue

Izïa Higelin dans Samba

Charlotte Le Bon dans Yves Saint Laurent

Kristen Stewart dans Sils Maria

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Catégorie pour le moins ouverte… (je ne dis pas ça pour Kristen Stewart, fin de la parenthèse). Très juste dans Hippocrate, Marianne Denicourt a de sérieuses chances de l’emporter. Trop juste, Charlotte Le Bon pourra tenter sa chance une autre fois. Claude Gensac pourrait bien créer la surprise… #DeFunèsMémoire

Meilleur Espoir Féminin

Lou De Laâge dans Respire

Louane Emera dans La Famille Bélier

Joséphine Japy dans Respire

Ariane Labed dans FIdelio, l’odyssée d’Alice

Karidja Touré dans Bande de Filles

Film Respire

Au mérite, cela devrait se jouer entre Joséphine Japy et Lou De Laâge, les deux héroïnes de Respire (de Mélanie Laurent). Le collège de votants va-t-il oser Joséphine ? Sa collègue (de bourreau) profitera-t-elle De Laâge plus élevé, qui lui octroie une plus forte notoriété ? C’est mon pari…

L’Académie devrait rester sourde au « talent » de la protagoniste de La Famille Bélier. Pas sûr que Louane Emera, mais c’est ainsi.

Meilleur Espoir Masculin

Kévin Azaïs dans Les Combattants

Ahmed Dramé dans Les Héritiers

Kirill Emelyanov dans Eastern Boys

Pierre Rochefort dans Un Beau Dimanche

Marc Zinga dans Qu’AllahBénisse La France

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En l’absence de Saint Laurent, Kévin Azaïs des Combattants devrait battre ses concurrents à plate couture.

Meilleur Film Étranger

12 Years A Slave réalisé par Steve Mcqueen

Boyhood réalisé par Richard Linklater

Deux Jours, Une Nuit réalisé par Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne

Ida réalisé par Pawel Pawlikowski

Mommy réalisé par Xavier Dolan

The Grand Budapest Hotel réalisé par Wes Anderson

Winter Sleep réalisé par Nuri Bilge Ceylan

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On regrettera l’absence de Gone Girl, Whiplash ou encore Night Call

Mais après son modeste Prix du Jury à Cannes, la France veut redire plus nettement merci pour ce Mommy.

Meilleur Réalisateur

Céline Sciamma pour Bande de Filles

Thomas Cailley pour Les Combattants

Robin Campillo pour Eastern Boys

Thomas Lilti pour Hippocrate

Bertrand Bonello pour Saint Laurent

Olivier Assayas pour Sils Maria

Abderrahmane Sissako pour Timbuktu

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Mon vote va pour Robin Campillo et Eastern BoysOui, je suis un peu à l’Ouest… ou à l’Est, en l’occurrence.

Indice sur le vainqueur… >> initiales : BB

Faire triompher la ‘version non autorisée’ du biopic de Saint-Laurent, c’est un peu la réponse du berger à la Bergé…

Meilleur Film

Les Combattants, produit par Pierre Guyard, réalisé par Thomas Cailley

Eastern Boys, produit par Hugues Charbonneau, Marie-Ange Luciani, réalisé par Robin Campillo

La Famille Bélier, produit par Eric Jehelmann, Philippe Rousselet, Stéphanie Bermann, réalisé par Eric Lartigau

Hippocrate, produit par Agnès Vallée, Emmanuel Barraux, réalisé par Thomas Lilti

Saint Laurent, produit par Eric Altmayer, Nicolas Altmayer, Christophe Lambert, réalisé par Bertrand Bonello

Sils Maria, produit par Charles Gillibert, réalisé par Olivier Assayas

Timbuktu, produit par Sylvie Pialat, Etienne Comar, réalisé par Abderrahmane Sissako

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Le con-Nathan vote à nouveau pour Eastern Boys…

Mais c’est bel et bien Les Combattants, grand vainqueur de cette cérémonie, qui repartira avec la plus prestigieuse des distinctions. Pour être heureux, il l’est, Cailley !

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé…

Le Bon mot de Glo

Hello les monkeys,

Après La Planète des Singes – L’affrontement, place à un autre poids lourd du box-office US : Nos Pires Voisins, de Nicholas Stoller, carton surprise outre-Atlantique au printemps dernier, avec près de 150 millions de dollars de recettes, pour un coût de 18 millions seulement (!) #NosPasTrèsChersVoisins

QUESTION : La seule présence de Zac Efron vaut-elle le déplacement ?

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#NosPiresVoisins : Seth trop jeune pour être adulte ?

nos pires voisins affiche

Recherche Apatow ou maison : jeunes trentenaires et tout juste parents, Mac (l’excellent Seth Rogen) et Kelly (hilarante Rose Byrne) font l’acquisition d’un joli pavillon avec jardin dans un quartier résidentiel. Le couple découvre alors l’arrivée de leurs nouveaux voisins : une confrérie étudiante présidée par Teddy (notre ami Zac Efron) et Pete (notre copain Dave Franco), bien décidée à faire la fête…
Le film traite ainsi une question chère à Judd Apatow : mieux vaut-il être jeune et faire la bringue ou assumer le passage à l’âge adulte et élever sagement sa fille ?
Éternel ado attardé à travers l’ensemble de sa filmographie (En cloque, mode d’emploiFunny People ou encore C’est la fin), Seth Rogen va-t-il enfin prendre acte de son petit coup de vieux ?

Zac a dit ‘on fait la fiesta’ : tout le caractère burlesque du film réside dans le conflit de générations qui oppose Zac et le jeune couple, désireux de préserver sa tranquillité. Zac Efron révèle ainsi toute l’étendue de son potentiel comique en chef de confrérie un brin tocard, et le couple trentenaire fonctionne à merveille – la Rose/Seth du succès.

Hyper rythmé et particulièrement bien dialogué, le film brille par ses gags en tous genres, notamment les plus potaches… #InGodesWeTrust

 

seth rose

 

Ne pas copier sur … le voisin : Si l’on ne boude pas son plaisir devant le caractère régressif et grivois du film, le name-dropping à tout-va – à base de Game of Thrones, Deadwood, ou encore J.J. Abrams – peut vite devenir agaçant. Certes, il s’agit d’un grand classique du genre. Certes, ces références mainstream ravissent le cœur de cible geek, qui en est particulièrement friand. MAIS :
1 : ma culture séries est proche du néant
2 : à trop en abuser, ces ‘citations’ deviennent une facilité dont pourraient aisément se passer les films de la veine Apatow.

La réplique : Seth Rogen à Zac Efron : « Ton corps est une flèche en direction de ta b… »

abercrombie

 

Note : Seth sur 10.

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé…

Le Bon mot de Glo

Salut les aoûtiens !

Voilà un certain temps que le Bon mot de Glo vous a laissés orphelins… Ça tombe bien, il est de retour. Et comme l’anticyclone des Açores nous snobe tranquillement, ces conseils ciné ne seront certainement pas de trop.

Été oblige, on fait dans le ricain, à base de blockbuster simiesque.

#GareAuxGorilles : un Oscar pour César

Affiche Singes

 

San Francisco sans Franco : les singes règnent en maîtres suite au virus qui a anéanti la quasi-totalité des humains il y a 10 ans. Une poignée d’entre eux a néanmoins survécu : repliés à San Francisco, et dépourvus d’électricité, ils souhaitent réparer le barrage, à deux pas du César palace. Après une courte trêve, les deux camps s’opposent à nouveau dans une guerre qui déterminera l’espèce dominante sur Terre – dans le prochain épisode, rassurez-vous.
Les 2 Apes – duel au sommet

koba

Si la saga oppose comme de coutume singes et humains, l' »affrontement » a également lieu au sein de la communauté primate. Un vilain chimpanzé reproche la mansuétude de César à l’égard des humains, au premier rang desquels le gentil Jason Clarke. Ne gobant plus les salades de César, il tente alors de s’imposer en chef de Koba contre les humains.

Deviendra-t-il le leader de la bande à Bonobos ? Tapez 1 ou 2 par SMS, avec le hashtag #KobaCabane
(É)Motion Capture : cet épisode s’avère une réussite complète : réalisation bluffante, intelligence du propos (= pas de manichéisme propre aux blockbusters de 2nde catégorie) et performance d’acteurs font de cet opus un divertissement efficace qui remplit parfaitement son contrat. Espérons par ailleurs que ce film offrira la reconnaissance – et la notoriété – à un comédien pas comme les autres… Il n’a pas de visage et ne s’est pas encore fait un nom. Il n’a remporté aucun trophée, et pourtant, est à l’origine de nombreux succès de franchises US. Cet acteur, c’est Andy Serkis (au bon lait de brebiiiis).

serkis

L’interprète de César mérite plus que tout sa statuette, tant il le singe avec brio.
La réplique : « YOU… ARE NOT… … … … … … AN APE ! »
(Oups ! J’ai un peu spoilé le film…)
Note : C’est un diiiiiix !! (Oui, Jean-Marc est Généreux aujourd’hui)

DANSE AVEC LES STARS 3

#LaPlanèteDesAnges

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé…

Le bon mot de Glo

Salut les p’tits clous !

En ce week-end de quatre jours (pour certains) avec un temps pas folichon sur l’Hexagone, les sorties ciné s’annoncent nombreuses. Quoi de mieux qu’un retour en fanfare du Bon mot de Glo (#BMDG, pour les plus connectés d’entre vous) pour vous éclairer ?!

Vous connaissez le principe : deux films s’affrontent, et à la fin, y en a un qui gagne ; comme la rubrique des beaux gosses de la semaine dans Voici, sauf que là, c’est des films. C’est OK pour tout le monde ?

Aujourd’hui, deux romances passent au banc d’essai.

#UneRencontre : Azuelos as usual

une rencontre

Un pitch : elle est écrivain, il est avocat. Coup de foudre à la soirée de clôture d’un salon du livre. Elle sort d’un divorce, bon point. Problème : il est marié depuis quinze ans. Elle, c’est Sophie Marceau, aka Elsa. Lui, c’est Pierre qui, autre souci, est interprété par François Cluzet (on redescend de 98 étages en termes de glam)… Une romance impossible contée par Lisa AzueLOL.

Une critique : il faut le dire d’emblée : j’éprouve, pour chaque film de Lisa Azuelos, un plaisir coupable. Dieu sait que j’étais peu réceptif à l’humour de Comme t’y es belle !, de même que j’ai souhaité garder une distance critique devant LOL et Jérémy Kapone (ce qui n’est pas chose aisée)… Pourtant, rien n’y fait… Ses films m’embarquent dès la première seconde, et j’y vois en général un divertissement certes sans prétention, mais tout à fait efficace. Ce dernier long n’échappe pas à la règle : j’ai beau émettre de nombreuses réserves, je me laisse prendre malgré tout (toute analogie avec ma vie privée est parfaitement fortuite). À quoi ça joue ? Une petite musique sans doute (en l’occurrence ici, une bonne vieille playlist guimauve, bien balourde… mais sympa quand même, pourquoi le nier ? ^^), une certaine fluidité dans la réalisation (à base de filtres Instagram, certes, mais on aime bien, non ?), une Sophie Marceau comme on l’a toujours vue et connue (et qui finit par m’exaspérer, mais ça, c’est mon côté SM).

Alors, les critiques, parlons-en tout de même :

1/ François Cluzet, #PasSexyDemain

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Ce n’était pas l’homme de la situation. Qui peut croire un seul instant que Sophie Marceau tombe sous son charme, et ce dès le début du film ? C’est un véritable exercice de torture qu’inflige la réalisatrice à notre imaginaire… Un Jean Dujardin aurait parfaitement fait l’affaire.

2/ Le monde bourgeois-djeun’s-cool de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau en maman égérie

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On pensait que le point paroxystique avait été atteint dans LOL, avec une Marceau en maman friquée du 16 (on comprenait pas bien comment d’ailleurs, eu égard à l’absence d’informations quant à sa profession), mais cool bien évidemment, un peu branchouille et connectée pour maintenir le lien avec sa fille, et rapidement dépassée par les événements (pour la rendre comme tout le monde), ses atermoiements amoureux et la crise d’ado de Lola. Eh bien voilà qu’elle nous rejoue exactement la même partition ! Appartement cossu de l’ouest parisien, crise de la quarantaine (voire +10, mais je suis sympa), le cadet en pension, l’aînée en Erasmus, l’autre restée pour la faire chier…

Niveau technologies, si LOL ne jurait que par MSN, Une rencontre use et abuse d’iPhones 5, Skype et Facebook.

Mais la coolitude, c’est aussi un état d’esprit. D’ailleurs, à quoi se résume cette Rencontre ? Dans cette soirée littéraire, chic et guindée, les deux tourtereaux, amateurs de shit, cherchent désespérément du papier à rouler. Il y a certes la métaphore (le joint les relie), mais l’essentiel de la démonstration est ailleurs : ces deux-là détonnent au milieu de tous ces bourges coincés de la raie. Bref, un brin de rébellion en dénominateur commun. Risible, bien entendu.

3/ L’adultère, c’est mal. Tel est le message qui clignote tout au long du film, avant d’être inscrit en police 160 sur les dernières images. C’est qu’on est peu habitué, nous, public français, à se voir imposer, de la part d’un film français, une morale puritaine en pleine figure. Laquelle, sous couvert de bourgeoisie cool et laxiste du 16, s’avère d’autant plus insidieuse…

Cluzet glorifié en homme fidèle, qui laisse pantomime Marceau dans sa chambre d’hôtel : on n’a pas cru au début, on croit encore moins à la fin.

Une note : 6/10

#PasSonGenreun philosophe dans un trou Arras

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Prof de philo passé au peigne fin : Clément, jeune prof de philo parisien, se voit muter dans le ch’Nord pour un an. La dépression le guette… Avant qu’il ne fasse la rencontre de Jennifer, jeune et jolie coiffeuse. Évidemment, tout les oppose : elle aime Anna Gavalda, Public et les soirées karaoké en banlieue d’Arras, lui ne jure que par Pascal, Pro(ust). Elle est pétillante, spontanée et pleine de vie, il reste davantage sur son Kant-à-soi. Évidemment, chacun découvrira l’univers de l’autre : elle l’emmènera voir un film avec une Jennifer plus célèbre qu’elle mais moins connue de lui, qui à son tour lui fera la lecture d’À la recherche du temps perdu. Un mélodrame sur fond d’antagonismes socioculturels.

Une barbie sublimée par Dequenne

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Touchante, l’émotion à fleur de peau, mais aussi ingénue, drôle, rayonnante, voire éblouissante… L’actrice est tout simplement exceptionnelle dans ce film, qui lui doit en grande partie sa réussite. On espère la voir nommée aux prochains César, même si l’on sait que les cérémonies pompeuses, c’est pas son truc.

Nature vs Culture : à l’instar d’Une rencontre, il s’agit, là aussi, d’une romance a priori impossible. L’amour est-il vraiment plus fort que les barrières sociales et culturelles ? Le sexe et les sentiments peuvent-ils triompher sur l’autel des préjugés sociologiques ?

Le film ausculte ainsi la relation entre Jennifer et Clément : elle l’aime et le lui crie, lui est plus distant. Le doute surgit ainsi chez elle, puis les tensions au sein du couple.

Les dialogues surprennent (« Tu crois que t’es la seule femme bandante à Arras ? »), le dénouement aussi, et ce en dépit de rebondissements pour le moins prévisibles. Seule fausse note : la réalisation, assez sage et académique, pourrait faire passer ce bon film pour un téléfilm premium.

Note : 7/10

#PSG sort vainqueur du clash test.

Bisous mes coeurs d’artichauts !

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé…

Le bon mot de Glo

Salut mes p’tites bombes,

A quelques heures de la 39ème cérémonie des César, je vous propose en EXCLUSIVITÉ MONDIALE mes ultimes pronostics…

Si certains favoris semblent se dégager (Les filles et Adèle, à table ! #gouinophobe), d’autres catégories restent très ouvertes et laissent place à un suspense insoutenable.

Qui succèdera à Amour et Michael Haneke ? La profession distinguera-t-elle pour la deuxième année consécutive une Palme d’or ? Qui connaîtra pareil destin que Camille redouble de Noémie Lvovsky, 13 nominations pour 0 trophée ? (disons-le tout bas : La Vénus à la fourrure, Jimmy P. et Le Passé ont toutes leurs chances…)

Il s’agira par ailleurs de la toute première de Cécile de France en maîtresse de cérémonie. Pour les inconditionnels d’Antoine, rassurez-vous : vous aurez le plaisir de le retrouver en Mai prochain sur la Croisette, pour Le Grand Journal de Caunes #CYMBALES

Voici donc mes prédictions pour ce soir, avant de perdre tout crédit passé minuit…

Meilleure Actrice dans un Second Rôle

– Marisa Borini dans UN CHÂTEAU EN ITALIE

– Françoise Fabian dans LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE !

– Julie Gayet dans QUAI D’ORSAY

Adèle Haenel dans SUZANNE

– Géraldine Pailhas dans JEUNE & JOLIE

>> Françoise Fabian (« ça chante ma petite pupute ! ») et Julie Gayet (Quai d’Orsay, et plus récemment Rue du Cirque) semblent hors course, du fait de la faible consistance de leurs rôles respectifs.

Adèle Haenel et Géraldine Pailhas figurent parmi les favorites. Quant à Marisa Borini, seule nomination d’Un château en Italie, elle peut jouer les trouble-fête…

Mon choix se porte néanmoins sur Mlle Haenel : sa remarquable prestation dans Suzanne pourrait bien lui valoir la précieuse statuette, qui changerait à coup sûr la vie d’Adèle.

Haenel

Meilleur Acteur dans un Second Rôle

Niels Arestrup dans QUAI D’ORSAY

– Patrick Chesnais dans LES BEAUX JOURS

– Patrick D’Assumçao dans L’INCONNU DU LAC

– François Damiens dans SUZANNE

– Olivier Gourmet dans GRAND CENTRAL

>> Niels Arestrup en grandissime favori ; Patrick (qui, en cocu magnifique dans Les beaux jours, a refusé, mourir d’amour en Chesnais… #jemautosaoule)  et François Damiens (outré, papa outré dans Suzanne) en sérieux challengers ; et Patrick d’Assumçao, l’inconnu du scrutin.

Olivier Gourmet peut décemment rester chez lui, confortablement installé sur son canap’.

Prono : CésArestrup.

Niels

Meilleur Espoir Féminin

Lou de Laâge dans JAPPELOUP

Pauline Etienne dans LA RELIGIEUSE

Adèle Exarchopoulos dans LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 & 2

Golshifteh Farahani dans SYNGUÉ SABOUR – PIERRE DE PATIENCE

Marine Vacth dans JEUNE & JOLIE

>> Sauf cataclysme, ou acte manqué façon Vanessa Paradis en 1990, Adèle Exarchopoulos remportera le César du Meilleur Espoir Féminin. Espérons que la présence conjointe sur scène de deux comédiennes ayant récemment joué des rôles de lesbienne (outre Adèle, la maîtresse de cérémonie Cécile de France, au casting de Casse-tête) ne donne pas de mauvaises idées au CM de Canal+ Cinéma… #miaou #théâtre #du #chattelait

Exarchopoulos

Meilleur Espoir Masculin

– Paul Bartel dans LES PETITS PRINCES

Pierre Deladonchamps dans L’INCONNU DU LAC

– Paul Hamy dans SUZANNE

– Vincent Macaigne dans LA FILLE DU 14 JUILLET

– Nemo Schiffman dans ELLE S’EN VA

>> Plouf plouf, ce-se-ra-toi-qui-au-ra-le-Cé-sar-au-bout-de-trois-un-deux-trois : Pierre Deladonchamps dans L’inconnu du lac. Même si j’ai un gros faible pour Paul Bartel dans Les petits princes… Quant à Macaigne – petite star bobo du milieu, et qui m’insupporte -, son patronyme de loser a de quoi me rassurer (cf. John).

Deladonchamps

Meilleur Film de Court Métrage

– AVANT QUE DE TOUT PERDRE réalisé par Xavier Legrand produit par Alexandre Gavras

BAMBI réalisé par Sébastien Lifshitz produit par Carole Mirabello

– LA FUGUE réalisé par Jean-Bernard Marlin produit par Valentine de Blignières

– LES LÉZARDS réalisé par Vincent Mariette produit par Amaury Ovise

– MARSEILLE LA NUIT réalisé par Marie Monge produit par Sébastien Haguenauer

>> Bambi, parce qu’on ne pleure pas qu’à la fin… Et parce qu’il/elle décrochera le César, ce soir.

bambi

Meilleur Premier Film 

– LA BATAILLE DE SOLFÉRINO réalisé par Justine Triet produit par Emmanuel Chaumet

– LA CAGE DORÉE réalisé par Ruben Alves produit par Hugo Gélin, Laetitia Galitzine, Danièle Delorme

– EN SOLITAIRE réalisé par Christophe Offenstein produit par Sidonie Dumas, Jean Cottin, Laurent Taïeb

– LA FILLE DU 14 JUILLET réalisé par Antonin Peretjatko produit par Emmanuel Chaumet

LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE ! réalisé par Guillaume Gallienne produit par Edouard Weil, Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont

>> Les garçons et Guillaume, sur scène !!

Gallienne

Meilleur Film étranger

– ALABAMA MONROE réalisé par Félix Van Groeningen distribution France BODEGA FILMS

– BLANCANIEVES réalisé par Pablo Berger coproduction France NOODLES PRODUCTION (Jérôme Vidal)

– BLUE JASMINE réalisé par Woody Allen distribution France MARS DISTRIBUTION

– DEAD MAN TALKING réalisé par Patrick Ridremont coproduction France SUPERPROD (Clément Calvet, Jérémie Fajner)

– DJANGO UNCHAINED réalisé par Quentin Tarantino distribution France SONY PICTURES RELEASING FRANCE

– LA GRANDE BELLEZZA réalisé par Paolo Sorrentino coproduction France BABE FILMS (Fabio Conversi)

GRAVITY réalisé par Alfonso Cuarón distribution France WARNER BROS

>> Ça se jouera vraisemblablement entre les deux blockbusters US que sont Django et Gravity. Les 5 autres films ne font pas le poids (surtout Dead man talking qui, à l’instar de Blancanieves, ne doit sa nomination que parce qu’il est francophone). Je mise plutôt sur Alfonso Cuarón, qui a secoué la planète Hollywood, et dont le César pourrait presque éclipser la présence de Quentin Tarantino ce soir…

Gravity

Meilleure Actrice

– Fanny Ardant dans LES BEAUX JOURS

– Bérénice Bejo dans LE PASSÉ

– Catherine Deneuve dans ELLE S’EN VA

Sara Forestier dans SUZANNE

– Sandrine Kiberlain dans 9 MOIS FERME

– Emmanuelle Seigner dans LA VÉNUS À LA FOURRURE

– Léa Seydoux dans LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 & 2

>> Attention, suspense !! Il s’agit probablement là de la catégorie la plus indécise…

Outre l’imposture Seigner, toutes peuvent prétendre au précieux sésame de la meilleure actrice. Sandrine Kiberlain, Sara Forestier et Léa Seydoux devraient arriver en tête des suffrages, mais dans quel ordre ? Léa Seydoux paiera-t-elle le prix de la polémique l’opposant à Kéchiche ? Sara Forestier remportera-t-elle son 3ème César en autant de nominations ? La 7ème nomination de Sandrine Kiberlain sera-t-elle synonyme de 2ème César, le tout premier au titre de meilleure actrice ?

Prono : pas de CésArdant, car CéSara !… Je mise gros sur sa culotte porte-bonheur.

Forestier

Meilleur Acteur

– Mathieu Amalric dans LA VÉNUS À LA FOURRURE

– Michel Bouquet dans RENOIR

– Albert Dupontel dans 9 MOIS FERME

– Grégory Gadebois dans MON ÂME PAR TOI GUÉRIE

Guillaume Gallienne dans LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE !

– Fabrice Luchini dans ALCESTE À BICYCLETTE

– Mads Mikkelsen dans MICHAEL KOHLHAAS

>> Parce que Cravenne rime avec Gallienne ! (oui, avec Mikkelsen aussi, vous me direz…)

Gallienne

Meilleur Réalisateur

– Albert Dupontel pour 9 MOIS FERME

– Guillaume Gallienne pour LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE !

– Alain Guiraudie pour L’INCONNU DU LAC

– Arnaud Desplechin pour JIMMY P. (PSYCHOTHÉRAPIE D’UN INDIEN DES PLAINES)

– Asghar Farhadi pour LE PASSÉ

– Roman Polanski pour LA VÉNUS À LA FOURRURE

Abdellatif Kechiche pour LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 & 2

>> Déjà doublement Césarisé (jamais deux sans trois, donc), Palmé en Mai dernier, vainqueur du Prix Louis-Delluc et des deux principaux trophées aux prix Lumières cette année… Il fait figure d’immense favori. Seules les controverses qu’il a suscitées (conditions de tournage du film, accusations portées contre diverses personnalités du cinéma, dont Léa Seydoux) peuvent influer sur les votes de la profession, en désaccord avec l’avis d’Abdel.

Kechiche

Meilleur Film

– 9 MOIS FERME produit par Catherine Bozorgan réalisé par Albert Dupontel

– LES GARÇONS ET GUILLAUME, À TABLE ! produit par Edouard Weil, Cyril Colbeau-Justin, Jean-Baptiste Dupont réalisé par Guillaume Gallienne

– L’INCONNU DU LAC produit par Sylvie Pialat réalisé par Alain Guiraudie

– JIMMY P. (PSYCHOTHÉRAPIE D’UN INDIEN DES PLAINES) produit par Pascal Caucheteux, Grégoire Sorlat réalisé par Arnaud Desplechin

– LE PASSÉ produit par Alexandre Mallet-Guy réalisé par Asghar Farhadi

– LA VÉNUS À LA FOURRURE produit par Robert Benmussa, Alain Sarde réalisé par Roman Polanski

LA VIE D’ADÈLE CHAPITRES 1 & 2 produit par Abdellatif Kechiche, Vincent Maraval, Brahim Chioua réalisé par Abdellatif Kechiche

La vie d'Adèle

C’était l’ultime récompense, c’était la first time d’ de France, et le rideau sur la scène est tombé…

Le bon mot de Glo

Salut les p’tits loups !

Vous le savez peut-être, vendredi prochain sera dévoilée la liste des nominations des César 2014. En tant que membre de cette prestigieuse Académie (si si !), je vous fais parvenir, modestes lecteurs, mes nommés dans les principales catégories : son, maquillage, assistant prod, etc…

Ces choix étant éminemment subjectifs, ils sont naturellement matière à débats ! N’hésitez pas à soumettre vos propres choix, et surtout à descendre les miens.

Mise en situation : ça y est, nous y sommes. En ce vendredi 31 janvier, Cécile de France annonce la liste des nommés. Les voici donc, sans calembour ni trompette.

César, ouvre-toi :

Meilleure actrice dans un 2nd rôle

– Ana Girardot dans Amitiés sincères

– Adèle Haenel dans Suzanne

– Alma Jodorowsky dans La vie d’Adèle, Chapitres 1 & 2

– Sandrine Kiberlain dans Les Gamins

Chantal Lauby dans La cage dorée

Lauby

Meilleur acteur dans un 2nd rôle

– Charles Berling dans 20 ans d’écart

François Damiens dans Suzanne

– Laurent Lafitte dans Les beaux jours

– Jérémie Laheurte dans La vie d’Adèle, Chapitres 1 & 2

– Laurent Stocker dans Tirez la langue, mademoiselle

Damiens

Meilleur espoir féminin

– Adèle Exarchopoulos dans La vie d’Adèle, Chapitres 1 & 2

– Chloé Lecerf dans Vandal

Marine Vacth dans Jeune & jolie

Vacth

Meilleur espoir masculin

Paul Bartel dans Les petits princes

Zinedine Benchenine dans Vandal

– Paul Hamy dans Suzanne

Bartel

Benchenine

Meilleur premier film

– La cage dorée de Ruben Alves

– Les interdits d’Anne Weil et Philippe Kotlarski

– Paris à tout prix de Reem Kherici

– Les petits princes de Vianney Lebasque

– Vandal de Hélier Cisterne

Vandal

Meilleur film étranger

– Django Unchained de Quentin Tarantino

– Inside Llewyn Davis d’Ethan Coen et Joel Coen

– No de Pablo Larrain

– Prisoners de Denis Villeneuve

– Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-Eda

– The place beyond the pines de Derek Cianfrance

– Rush de Ron Howard

Tel père tel fils

Meilleure actrice

Adèle Exarchopoulos dans La vie d’Adèle, Chapitres 1 & 2

– Sara Forestier dans Suzanne

– Guillaume Gallienne dans Les garçons et Guillaume, à table !

– Sandrine Kiberlain dans 9 mois ferme

– Reem Kherici dans Paris à tout prix

– Bernadette Lafont dans Paulette

– Marine Vacth dans Jeune & jolie 

Exarchopoulos

 Meilleur acteur

– François Cluzet dans 11.6

– François Damiens dans Je fais le mort

– Romain Duris dans Casse-tête chinois

Guillaume Gallienne dans Les garçons et Guillaume, à table !

– Gérard Lanvin dans Amitiés sincères

– Pierre Niney dans 20 ans d’écart

– Benoit Poelvoorde dans Le grand méchant loup

( et – Christophe Barbier dans Doutes)

Gallienne

Meilleur réalisateur 

– Guillaume Gallienne pour Les garçons et Guillaume, à table !

Abellatif Kechiche pour La vie d’Adèle, Chapitres 1 & 2

– Cédric Klapisch pour Casse-tête chinois

– François Ozon pour Jeune & jolie

– Katell Quillévéré pour Suzanne

– Axelle Ropert pour Tirez la langue, mademoiselle

Kechiche

Meilleur film

– 20 ans d’écart de David Moreau

– Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne

Jeune & jolie de François Ozon

– Tirez la langue, mademoiselle d’Axelle Ropert

– La vie d’Adèle, Chapitres 1 & 2 d’Abdellatif Kechiche

– Suzanne de Katell Quillévéré

Vandal de Hélier Cisterne

Jeune et jolie

La vie d'Adèle

#VIVELECINÉMA

Le bon mot de Glo

Coucou mes chatons !

Oui, je tente une approche « web-communautaire » à la Mouloud dans Clique. Émission qui Achour moyen côté audimat, soit dit en passant.

J’espère que ces 3 semaines sans mes conseils ciné avisés se sont déroulées sans encombre, du moins sans séance hasardeuse… Les pièges (et sièges) étaient pourtant nombreux à s’offrir à vous :  Blood TiesFonzy, ou encore Un château en Italie (vieille ruine sans grande valeur)… autant d’arnaques avérées à passer dans Sans aucun doute sur TMC.

Clap de reprise donc avec mes deux dernières sorties ciné du week-end. On s’installe confortablement dans son fauteuil rouge, on éteint son lampion IKEA ainsi que son 3310.

Cette séance est sponsorisée par CANAL+ RÉGIE.

#InsideLlewynDavis : une vie passée au loser

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Loque & Folk : une semaine de galère d’un jeune chanteur folk condensée en 105 minutes Inside. Llewyn Davis survit comme il peut en cet hiver 61 à New York, souvent grâce à l’aide des autres, amis ou pas, qui l’hébergent gracieusement. Mais Llewyn a la loose (pardon, c’est plus fort que moi). Le film conte ainsi toutes les mésaventures du (guitare-)héros, qui se prend pires taquets que Hollande face à Leonarda. Une comédie douce-amère merveilleusement interprétée par Oscar Isaac, acteur au prénom prédestiné, qui réussit comme personne son rôle de raté.

Coen so lol ? (jeu de mots restreint à la gauche caviar anti-Tibéri) : Not really… Oubliez Intolérable cruauté, Burn after reading et autre Serious man. L’ambiance est clairement à la déprime de Novembre. Mais au prix d’une mise en scène exceptionnelle, avec lumière au diapason et dialogues au cordeau. De ce point de vue, une petite leçon de cinéma. Tout juste regrettera-t-on ce rythme quelque peu lancinant qui, parfois, invite à la somnolence (même Llewyn semble y céder, à mi-parcours…).

– Oublions ce bémol, et terminons sur une bonne note : 8/10.

#PrinceOfTexas : sur la route 

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L’amertume du bitume : on reste aux States, mais on change légèrement d’espace-temps. Direction le Texas donc (j’ai l’impression d’ouvrir un Enquête Exclusive, ndlr, mdr), en 1981. Dans une région décimée par un feu de forêt, Lance et Alvin (sans Chipmunks) font le marquage d’une route partiellement endommagée. Si Alvin ne jure que par la nature et la solitude en plein air, Lance se dope aux fiestas et aux minous. Bref, des personnages aux antipodes amenés, naturellement, à entrer en conflit, puis à se rabibocher, unis dans leur quête d’eux-mêmes. Un buddy-movie typique indé-Sundance, musique tristoune, rythme contemplatif et effets de mise en scène à l’appui – moi j’aime ! Ours d’argent du meilleur réalisateur au dernier festival de Berlin.

Une mise en rut tardive : non, ce calembour n’est pas laissé au hasard. Le film prend en effet de l’ampleur à mesure que Lance s’épanche sur ses problèmes personnels. Sa (tentative de) branlette sous la tente (cf. Sundance) en constitue les prémices… De là naissent les situations explosives, puis la tendresse qui étreint ces deux êtres infirmes, les pieds sur le même goudron #1Direction.

Note : 7/10. Avertissement toutefois pour Emile Hirsch qui, entre Into the wild et Into the woods, a pris 20 kilos et nettement perdu de sa superbe.

Bisous les asticots !

C’était la dernière séquence, c’était la dernière séance, et le rideau sur l’écran est tombé…

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